13 janvier 2005
Oyé ! Oyé ! Chevalières, Chevaliers,
En l’an MMV ,
Meilleurs vœux 2005
ORIGINE ET HISTOIRE
DES ÉTRENNES DU NOUVEL AN
(D'après « Lettre
de Jacob Spon à Stoffel » paru en 1674
et « Le Mercure » de juillet et décembre
1735)
En parlant des étrennes, on ne peut
se dispenser de remonter, non pas aux Grecs, mais du moins aux Romains,
inventeurs de cet usage. Le premier endroit de l'histoire romaine nous
apprenant cette coutume est de Symmachus, auteur ancien, qui nous rapporte
qu'elle fut introduite sous l'autorité du roi Tatius Sabinus, qui reçut le
premier la verbène (verveine) du bois sacré de la déesse Strénia, pour
le bon augure de la nouvelle année ; soit qu'ils s'imaginassent quelque
chose de divin dans la verbène, soit qu'ils faisaient allusion au nom de cette
déesse Strénia, dans le bois de laquelle ils prenaient la verbène, avec le mot
de strenuus, qui signifie vaillant et généreux :
aussi
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le mot strena, qui
signifie étrenne, se trouve quelquefois écrit strenua chez les
Anciens, pour témoigner que c'était proprement aux personnes de valeur et de
mérite qu'était destiné ce présent, et à ceux dont l'esprit tout divin
promettait plus par la vigilance que par l'instinct d'un heureux augure.
Après ce temps-là, l'on vint à faire
des présents de figues, de dattes et de miel, comme pour souhaiter aux amis
qu'il n'arrivât rien que d'agréable et de doux pendant le reste de l'année.
Ensuite les Romains, quittant leur première simplicité, et changeant leurs
dieux de bois en des dieux d'or et d'argent, commencèrent à être aussi plus
magnifiques en leurs présents, et à s'en envoyer ce jour-là de différentes
sortes, et plus considérables ; mais ils s'envoyaient particulièrement des
monnaies et médailles d'argent, trouvant qu'ils avaient été bien simples, dans
les siècles précédents, de croire que le miel fût plus doux que l'argent, comme
Ovide le fait agréablement dire à Janus.
Avec les présents, ils se
souhaitaient mutuellement toute sorte de bonheur et de prospérité pour le reste
de l'année, et se donnaient des témoignages réciproques d'amitié : et
comme ils prenaient autant d'empire dans la religion que dans l'Etat, ils ne
manquèrent pas d'établir des lois qui la concernaient, et firent de ce jour-là
un jour de fête, qu'ils dédièrent et consacrèrent particulièrement au dieu
Janus, qu'on représentait à deux visages, l'un devant et l'autre derrière,
comme regardant l'année passée et la prochaine. On lui faisait ce jour des
sacrifices, et le peuple allait en foule au mont Tarpée, où Janus avait
quelqu'autel, tous habillés de robes neuves.
Néanmoins, quoique ce fût une fête,
et même une fête solennelle, puisqu'elle était encore dédiée à Junon, qui avait
tous les premiers jours de mois sous sa protection, le peuple ne demeurait pas
sans rien faire ; chacun commençait à travailler à quelque chose de sa
profession, afin de n'être pas paresseux le reste de l'année.
Enfin, l'usage des étrennes devint
peu à peu si fréquent sous les empereurs, que tout le peuple allait souhaiter
la bonne année à l'empereur, et chacun lui portait son présent d'argent, selon
son pouvoir. Auguste en recevait en si
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grande quantité, qu'il
avait accoutumé d'en acheter et dédier des idoles d'or et d'argent, comme étant
généreux, et ne veillant pas appliquer à son profit particulier les libéralités
de ses sujets.
Tibère, son successeur, qui était
d'une humeur plus sombre et n'aimait pas les grandes compagnies, s'absentait
exprès les premiers jours de l'année, pour éviter l'incommodité des visites du
peuple, qui serait accouru en foule pour lui souhaiter la bonne année. Ces
cérémonies occupaient même si fort le peuple, les six ou sept premiers jours de
l'année, qu'il fut obligé de faire un édit par lequel il défendait les
étrennes, passé le premier jour. Caligula, qui posséda l'empire immédiatement
après Tibère, fit savoir au peuple, par un édit, qu'il recevrait les étrennes
le jour des calendes de janvier, qui avaient été refusées par son
prédécesseur ; et pour cet effet il se tint tout le jour dans le vestibule
de son palais, où il recevait à pleines mains tout l'argent et les présents qui
lui étaient offerts par le peuple.
Claude, qui lui succéda, abolit ce
que son prédécesseur avait voulu rétablir, et défendit, par arrêt, qu'on n'eût
point à lui venir présenter des étrennes, comme on avait fait sous Auguste et
Caligula. Depuis ce temps, cette coutume demeura encore parmi le peuple. Les
Romains pensaient qu'il y avait quelque chose de divin dans les commencements.
Plus tard, le concile d'Auxerre,
tenu en 587, défendit de faire, le premier jour de l'an, des sacrifices de
génisses ou de biches et d'aller faire des vœux devant les arbres consacrés aux
faux dieux. Les étrennes, jointes à des sacrifices, étaient véritablement diaboliques.
Lorsqu'en France l'année débutait
encore à Pâques, continuait-on de donner des étrennes le premier jour de
janvier ? Il semble que oui. Dans les lettres du roi Jean, en date de
juillet 1362 et contenant des statuts pour la confrérie des drapiers, il est
dit « que
ladite confrérie doit seoir le premier dimanche après les estraines, si celle
de Notre-Dame n'y eschoit. » Le dimanche
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dont il est question ici
est le premier dimanche de janvier, si l'on s'appuie sur le témoignage de Du
Cange qui, dans son Glossaire, prouve, par différents passages, que lorsque
l'année ne commençait qu'à Pâques, on ne laissait pas de regarder le premier
jour de janvier comme le premier jour de l'année.
L'ancienne chronique de Louis, duc
de Bourbon, comte de Clermont, grand-chambrier de France conforte ce
témoignage. On y lit au chapitre second : « De Clermont partit ledit duc
Loys, s'en vint à son duché de Bourbonnois à Souvigny, où il arriva deux jours
avant Noël, l'an de grâce 1363 ; et là vindrent par devers luis ses
chevaliers et écuyers, et le quart jour des fêtes, dit aux chevaliers, le duc
en riant : Je ne vous veux point mercier des biens que vous m'avez
faicts, car si maintenant je vous en merciois, vous vous en voudriez aller, et
ce me seroit une des grandes déplaisances que je pusse avoir... ; et
je vous prie à tous que vous veuillez estre en compagnie le jour de l'an en ma
ville de Molins, et là je vous veux étrenner de mon cœur et de ma bonne volonté
que je veux avoir avec vous. »
Et au troisième chapitre : « L'an qui
courait 1363, comme dit est, advint que la veille du jour de l'an fut le duc
Loys en sa ville de Molins, et sa chevalerie après lui... ; et le jour de
l'an, bien matin, se leva le gentil duc pour recueillir ses chevaliers et
nobles hommes pour aller à l'église de Notre-Dame de Molins ; et avant que
le duc partist de sa chambre, les vint étrenner d'une belle ordre qu'il
avait faicte, qui s'appeloit l'écu d'or. ». Au chapitre cinq on lit
enfin : « Si les commanda le duc à Dieu, et eux pris congé de lui se
partirent... Les gens partis de cour, vint le jour des Rois, où le duc de
Bourbon fit grande feste et lye-chère. »
Rappelons que si sous les
Mérovingiens, l'année commençait le 1er mars dans plusieurs de
nos provinces, elle débuta à Noël sous Charlemagne, dans tous les territoires
soumis à sa juridiction. Sous les Capétiens, le jour de l'an coïncidait avec la
fête de Pâques, usage presque général au Moyen Age. En certains lieux, l'année
changeait le 25 mars, fête de l'Annonciation. Le concile de Reims, tenu en
1235, mentionne cette date comme « l'usage de France ». C'est le roi Charles IX qui
rendit obligatoire, en 1564, la date du 1er janvier comme
origine de l'année.
A la fin du XIXe siècle,
avec l'apparition du Père Noël dans la publicité des grands magasins, la
coutume d'offrir des cadeaux le 1er janvier disparut, le jour des
étrennes se confondant dès lors avec celui de Noël : on offrit les cadeaux
le 25 décembre.
(Source :http://www.france-pittoresque.com/traditions/indexb.htm
)
Compte-rendu du tournoi Tal (2e tour):
Les premiers résultats sont tombés. Quelques petits retards sont à noter de la part de Djaybee, Frafra et Menfous.
Poule A : bon départ de Thitrang qui l’emporte avec les blancs contre BradPit (à la suite d’une très belle attaque avec un gambit-roi, allez voir la partie : http://www.cojeli.com/zonejeu.php?ch=partie&idp=6811) et contre Opto, celui-ci ne trouvant rien de mieux que de donner gratuitement son cavalier en finale.
BradPit s’est vengé de sa défaite en battant Opto, en matant le pov’ roi noir en h5 (autre partie intéressante à regarder : http://www.cojeli.com/zonejeu.php?ch=partie&idp=6802). Opto, avec 2 défaites avec les noirs et à chaque fois contre un gambit Morra, est bien mal parti.
Poule B : 3 parties terminées également. 2 nulles plutôt rapides (Frafra - Djaybee et Docpicolo – Idfx) et une victoire de Frafra sur Idx (voir partie et commentaires : http://www.cojeli.com/forum.php?ch=art&no=50025).
Finale du tournoi Tchigorine : Le baron Vieto contre le
chevalier Leybra
Poule A :
Leybra /
Vieto : 12 coups, KP : Colorado counter
Un début trés agressif des blancs. Le roi noir a été obligé de déroquer.
Les blancs ont un pion de plus tandis que les noirs ont leur dame placée au
centre avec un fou faisant pression sur l'aile du roi.
Vieto /
Leybra : 13 coups, Sicilian defense
Partie équilibrée. Les blancs disposent de 2 pions contrôlant des cases au
centre.
Poule B :
Leybra /
Vieto : 10 coups, KP : Nimzovich defence, Bogolyubov varaition
Vieto /
Leybra : 8 coups, Blackmar gambit
Menfous :
Il est un temps que les moins de trois ans ne peuvent pas connaître…
Il y a 3 ans, presque jour pour jour, naissait la COJELI, née du brillant cerveau de DragonBlanc (alias Royalkew) et dont voici le fil fondateur :
http://www.france-echecs.com/index.php?mode=showComment&art=20011213093849959.
À peine fut-elle apparut que des odes furent composées en son honneur :
Notre roi qui est sur
l'échiquier
Que votre armée soit déployée
Qu'un de vos pions soit sacrifié
Que votre reine soit dure
Que votre cavalier fourchette sur la tour comme un fou
Donnez nous aujourd'hui notre gain quotidien
Pardonnez nous nos stupidités mais pas à ceux qui nous ont humiliés
Et ne nous soumettez pas à la démolition
Mais délivrez-nous du mat
Amen.
(Cheikh_mat)
Je vous salue ma Dame,
pleine d'espace
Le roi est avec vous
Vous êtes fuie entre toutes les cases
Et le fruit de vos batailles est béni
Sainte Dame, mère du jeu,
Priez pour nous pauvres joueurs,
Maintenant et à l'heure du tirage au sort
Amen.
(Prokofiev)
La tradition est encore de nos jours respectée, notre confrérie comptant en son sein un Poète, qui daigne poser ses yeux sur nous, pauvres créatures mortels indignes de Sa Grandeur, pour nous faire partager ses craintes ou ses envies sous forme de sonnets, qui est la forme la plus pure de la Poésie, la Vraie, la Seule. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager de nouveau quelques-unes de ses œuvres, qui, certes, se sont éloignées du sujet qui occupe nos pensées, mais dont l’exquise beauté ravit nos cœurs endormis :
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
De-ci, de-là,
Pareil à la
Feuille morte.
Euh, je crois que je me suis trompé de Poète (en plus, ce n’est même pas un sonnet), je recommence :
Je pense au monde qui
m'admire moi la belle
à la fortune qui m'a fait naître parfaite
gracieuse posée intelligente et nouvelle
même plus encore ma description est faite.
La nature se réjouie fort de ma présence
le ciel se pâme sur mon passage altier
et entame rien que pour moi sa renaissance
offrant à mes yeux un délice artificier
Chaque jour qui passe est un don que je fais
de ma beauté innée à tout ce qui est laid
plat neutre et sans intérêt je suis si humble
sans moi le monde aurait une bien triste vie
sans moi le monde serait bien misérable
unique en ce monde je n'en suis que ravie
Miroir, doux miroir dis-moi que cela est vrai...
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Perdu dans la maison
un parfum de bohème
vient trahir ma raison et aveugler mon coeur
Ta présence effacée rajoute à mon malheur
Des frissons de mon corps qui souffre quand il aime.
Mes pensées écharpées cherchent une échappatoire
Les murs de ma prison ont laissé comme un vide
depuis ton évasion de mes désirs avides
et ce silence d'or accroît mon désespoir.
Les aiguilles de l'horloge ont ce rythme amer
qui me fait deviner: sans toi je désespère
ce n'est que dans tes bras que ma vision exulte
quel est cet enfer que l'on nomme paradis
où je vis un cancer quand tu pars cinq minutes
je ne veux rien rater de toi à l'infini.
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Dans un monde de rêve,
je vis en princesse
Tous mes plaisirs et mes souhaits se réalisent
Des bains parfumés aux saveurs qui se déguisent
L'opulence à ma portée qui jamais ne cesse.
De l'autre côté du monde:un grand cauchemar
Des armées de squelettes ont pris la mort aux dents
La misère et l'horreur tous ces désirs ardents
Qui s'anéantissent sous un ciel blafard.
Dans ma robe de soie, je m'amuse et pas toi,
Tes sons de cloches: ils annoncent la mort d'un proche
Ta musique: les pleurs renvoyés par la roche.
Le ciel aux pluies acides était ton seul toit
et pendant que tu pleurais dans tes insomnies
Un plafond de posters embellissait mes nuits.
C'est le jour et la nuit le hasard de la vie...
Quelques tempêtes secouèrent, en vain, le navire qui dût, certes, déplorer la perte de certains chevaliers, en particulier près des côtes brésiliennes, mais qui résistât vaillamment contre vents et marées, malgré les prophéties de l’oiseau de malheur, que dis-je la Pythie au nom de pâtisserie éthylique (et pourtant chevalier ?), voir le fil à l’adresse ci-dessus. Les fondations sont solides et la baraque tient toujours debout (je sais, j’ai commencé par un bateau et je finis par une maison, mais je fais ce que je veux, et si on me cherche, je vais vous ressortir l’histoire de Paf le chien, Schlaaah le canari ou Miam la petite fille, je peux le faire et je l’ai déjà fait – voir la section des Olympiades 2e ronde). Il est d’ailleurs désolant que ces Olympiades aient été ainsi abattues en plein vol, mais ce sont les risques qu’encoure toute épopée gigantesque. Combien de ces rêves immenses furent ainsi anéantis ? Mais ne sont-ils pas d’autant plus beaux qu’ils sont démesurés ? Qui ose se moquer de celui qui combat les Moulins pour les yeux de sa Dame Dulcinée ? (Pour ceux qui n’ont jamais lu Cervantes, en voici un petit extrait :
En ce moment ils
découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu'il y a dans cette plaine, et,
dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer: "La fortune conduit
nos affaires mieux que ne pourrait y réussir notre désir même. Regarde ami
Sancho ; voilà devant nous au moins trente démesurés géants, auxquels je pense
livrer bataille et ôter la vie à tous tant qu’ils sont. Avec leurs dépouilles
nous commencerons à nous enrichir ; car c'est prise de bonne guerre, et c'est
grandement servir Dieu que de faire disparaître si mauvaise engeance de la face
de la terre. "
—Quels géants ?
demanda Sancho Panza.
— Ceux que tu vois
là-bas, lui répondit son maître, avec leurs grands bras, car il y en a qui les
ont de presque deux lieues de long.
—Prenez donc garde,
répliqua Sancho, ce que nous voyons là-bas ne sont pas des géants, mais des
moulins à vent et ce qui paraît leurs bras, ce sont leurs ailes, lesquelles,
tournées par le vent, font tourner à leur tour la meule du moulin.
—On voit bien,
répondit don Quichotte, que tu n'es pas expert en fait d’aventures : ce sont
des géants, te dis-je et, si tu as peur, ôte-toi de là et va te mettre en
oraison pendant que je leur livrerai une inégale et terrible bataille. "
En parlant ainsi, il
donna de l’éperon à son cheval Rossinante, sans prendre garde aux avis de son
écuyer Sancho, qui lui criait qu’à coup sûr c'était des moulins à vent et non
des géants qu'il allait attaquer. Pour lui, il s’était si bien mis dans la tête
que c'était des géants que non seulement il n'entendait point les cris de son
écuyer Sancho, mais qu’il ne parvenait pas, même en approchant tout près, à
reconnaître la vérité.
Au contraire, et tout
en courant, il disait à grands cris : "Ne fuyez pas lâches et viles
créatures, c'est un seul chevalier qui vous attaque."
Un peu de vent s’étant
alors levé, les grandes ailes de ces moulins commencèrent à se mouvoir, ce que
voyant don Quichotte, il s’écria : " Quand même vous remueriez plus de
bras que le géant de Briarée: vous allez me le payer. "
En disant ces mots, il
se recommanda du profond de son cœur à sa dame Dulcinée, la priant de le
secourir en un tel péril ; puis, bien couvert de son écu, et la lance en arrêt,
il se précipita au plus grand galop de Rossinante, contre le premier moulin qui
était devant lui ; mais au moment où il perçait l’aile d’un grand coup de
lance, le vent la chassa avec une telle furie qu'elle mit la lance en pièces et
qu’elle emporta après elle le cheval et le chevalier, qui s'en alla rouler un
bon dans la poussière en fort mauvais état.
Sancho Panza accourut
à son secours de tout le trot de son âne et trouva en arrivant près de lui
qu'il ne pouvait plus remuer tant le coup et la chute avaient été rudes.
" Miséricorde ! »
s’écria Sancho; n’avais-je pas bien dit à Votre Grâce qu’elle prît garde à ce
qu’elle faisait, que ce n’était pas autre chose que des moulins à vent ? "
—Paix, paix ! ami
Sancho, répondit Don Quichotte, les choses de la guerre sont plus que d'autres
sujettes à des chances continuelles ; d'autant plus que je pense, que ce sage
Freston, qui m'a volé les livres et mon cabinet, a changé ces géants en moulins
pour m’enlever la gloire de les vaincre : tant est grande l'inimitié qu'il me
porte ! Mais, en fin de compte son art maudit ne prévaudra pas contre la bonté
de mon épée.
—Dieu le veuille, comme il le peut " répondit Sancho Panza ; et il aida son maître à remonter sur Rossinante qui avait les épaules à demi déboîtées.)
Que soit ici remerciés tous ceux qui se sont démenés pour créer et faire vivre cette Confrérie, je pense bien sûr à Royalkew, Jjulie33, Prokofiev, Mordor, Tof, Slow, Yvap…
J’en oublie, bien sûr, qu’ils aient la sagesse de me pardonner.
Et le compte-rendu des tournois Tal et Calabrais dans tout ça, me direz-vous ? Je n’ai plus le temps, ça sera pour la prochaine fois.
Par contre, je vous offre une petite chanson :
Les pensées que je
médite
Sont plus noires que l'anthracite
Mais que faire quand tu te fous
Si éperdument de nous
Si à rire je t'incite
C'est que mon humour anthracite
A tourné en dérision
Ton dédain et ma passion
Mais prends garde ma
petite
À mon humeur anthracite
J'arracherai animal
Le cri et les fleurs du mal
Fleurs de serre fleurs
maudites
À la nuit noire anthracite
Je les prendrai malgré toi
Sous les ronces de tes doigts
Allons viens, viens et
fais vite
Que ta chaleur anthracite
Vienne réchauffer mon cœur
Et refroidir ma fureur
Tout contre moi tu
t'agites
Dans une rage anthracite
Mais qu'importe si tu mords
Je veux ton âme et ton corps
C'est ton regard que
j'évite
Car le mien est anthracite
Et je n'veux point que tu voies
Tout l'amour que j'ai pour toi
Je t'aime ô ma belle
Aphrodite
A l'âme noir anthracite
Mais plus t'aime t'aimerai
Plus me mine minerai
Comme cette chronique manquait un peu d’échecs, voir deux PJs (Parties Justificatives pour les incultes), dues à notre cher Ricou, et parues dans le dernier numéro de Problemesis (http://christian.poisson.free.fr/problemesis/).
PJ
en 16.0
PJ
en 15.0
Un petit peu de détente après un exercice si ardu ne pourrait pas faire de mal :
Françaises, français,
belges, belges, Monsieur le Président, mon chien, troublante et pulpeuse
soprano du barreau, monsieur le jovial roucouleur pyrénéen, - pouf pouf -
oui : roucouleur grec (Ah Ah) - pardon -, Mesdames et messieurs les jurés,
public chéri, mon amour.
Que la cour en son
infinie bonté veuille bien me pardonner ma plume de plomb et ma gueule de bois.
Vous avez devant vous, mesdames et messieurs les jurés, un homme en plein
lendemain qui déchantent. J'étais hier soir l'invité d'honneur d'une folle
soirée dansante, certes, mais surtout buvante qui se déroulait dans les locaux
de la police judiciaire salle des innocents perdus - une salle immense -.
C'était le premier festival annuel de la bavure. Qu'est ce qu'on s'est marrés!
Le ministre de l'intérieur en personne était là. C'est lui qui a remis le
bavoir d'or 1981 à l'inspecteur boniche, celui la même qui arrêta pierrot le
mou chez Régine et pierrot le dur chez Rachel Welch. À lui seul, l'inspecteur
boniche a réussi cette année à tuer 6 enfants et 2 chats lors de l'arrestation
manquée de l'assassin de la pleine lune. L'assassin de la pleine lune appelé
ainsi pour des raisons que la morale réprouve, et qui est recherché depuis six
mois par toutes les polices pour le double meurtre de la chèvre de monsieur
Seguin. Mais direz vous, monsieur le président, vous qui êtes nul, certes, mais
clairvoyant, comment cet imbécile -c'est moi-, comment cet imbécile peut-il
parler de double meurtre alors qu'il n'y a qu'une seule chèvre ? Je ne me
trouble pas, Monsieur le président, et je réponds: n'est ce pas là la preuve
flagrante que j'ai bien la gueule de bois ?
Occire six enfants et
deux chats pour rater l'assassin d'une chèvre, aucune bête au monde ne l'aurait
fait. a déclaré le ministre sous les applaudissements nourris des 500 plus
belles peaux de vache de France. Les plus grands noms de la police étaient
là : l'inspecteur Bing de la brigade anti bang, le commissaire boum de la
brigade anti gong, le brigadier chef Lepetit, dit larousse illustré à cause de
ses traces de vérole, l'inspecteur Edmont Cu c'est du poulet, le commissaire Lephoque
de la brigade des morses, sans oublier l'ex commissaire Bourel, complètement
bourel qui continue de tirer au 11-43 malgré sa maladie de Parkinson et qui va
sur ses 103 ans, sans lâcher ni sa pipe, ni sa foi dans le métier, puisqu'il
est toujours sur la piste de Jacques Messrine. À l'issue du banquet, le
commissaire Froussart a pris la parole pour fustiger publiquement les
détracteurs de notre police, concluant avec un brio littéraire inattendu chez
un homme d'action plus prompt à dégainer son flingue qu'a tirer son coup...tôt,
son couteau. Pardon, le commissaire Froussart a fustigé les détracteurs de la
police, puis insistant sur le droit de la police à la bavure, il conclut sous
les vivats : On nous dit Mort aux vaches, mais quand les vaches ont la fièvre
aphteuse, on leur reproche pas de baver. Vive la bavure.
Cérémonie touchante
donc, mais moins touchante tout de même que ces retrouvailles avec Luis
Mariani, heu.. Georges Guétaré ...pardon ... Georges Guépary, excusez
moi. Excusez moi, j'ai toujours confondu Guétary et Mariano, parce que y en a
un qui est grec l'autre il était pas grec... Mais enfin il est pas tombé loin
quand même. Au fait qu'est ce qu'il devient Mariano? Mais, mais, à propos de
Georges Guétary, relisons plutôt ces très belles pages des souvenirs de Maurice
Genevois, dans son livre inoubliable : Ma Sologne c'est pas de la merde.
Je lis, ne riez pas, M.G était un grand écrivain.
Georges Guétary, c'est
donc Maurice genevois qui parle Georges Guétary c'est toute mon enfance. je me
rappelle encore c'était avant les événements, Je fais allusion a Sarajevo, dans
la vieille cuisine basse aux murs noircis de fumée, grand père bourrait sa pipe
de bruyère au coin de l'âtre. Sur la toile cirée usée jusqu'à la trame, grand
mère avait posé le seau de fonte ou moussait encore le lait de Normandie de la
noiraude. C'était l'heure douce et crépusculaire, où dans chaque ferme les
paysans bourrus et grumeleux s'apprêtaient a confectionner la spécialité
solognote la plus recherchée des fins gourmets: le yaourt bulgare, avec des
vrais morceaux de braconniers entier dedans. Oh, pèrre, c'est l'heurre du
yaourr disait ma grand mère. Alors grand père se levait doucement, essuyait ses
noeuds...ses doigts noueux, comme des noeuds ... ses doigt noeuds, noueux,
sur son pantalon, de velours sombre, qui en avait tant vu, sortait les petits
pots de grès de l'armoire de chêne, les disposait sur la table, les remplissait
du bon lait de la noiraude et tournait la manivelle du vieux gramophone sur la
commode. alors la voix de Georges Guétary s'élevait vers dieu comme un
gargouillis pathétique de sanitaire libéré. Aussitôt, Pataud, notre vieux chien
rhumatisant se jetait par la fenêtre en hurlant, tandis que notre chat Fifi
plongeait dans le feu plutôt que d'entendre la suite. Seule, seule grand mère
restait impassible, elle s'était défoncée les tympans au tisonnier une bonne
fois pour toute, la première fois qu'elle avait entendu LA ROUTE FLEURIE. Avant
même le premier refrain, les yaourts s'étaient faits tous seuls. il ne restait
plus qu'a boucher les pots et recoller le papier peint. Et l'auteur de Rabolio,
qui, ne l'oublions pas grâce a Jacques Chancel est devenu presque aussi connu
que Maître Cappelo a la fin de sa vie ... l'auteur de Rabolio conclut sur
cette note optimiste : Quand on a entendu ne serait ce qu'une seule fois
dans sa vie la voix de Georges Guétary s'élever au dessus des brumes de la
plaine solognote, on comprend pourquoi les Russes n'ont jamais osé envahir la
Sologne.
Merci a toi Georges
Guétary, merci a toi, le Zorba du glouglou, toi dont l'organe aux accent
troublants repris de bouche en bouche par des millions de boudins transits a
plus fait pour l'extension de l'opérette en France que Monsieur latex pour
l'extension de la capote outre-Manche. Georges Guétary, Messieurs les jurés, a
mérité votre clémence. J'en demande pardon par avance a notre avocat pulpeuse
et troublante, a qui j'ôte le sein de la bouche, de la douche, le pain... ,
mais je le répète soyons cléments avec Guétary. Pourquoi? Pour deux raisons. La
première, c'est qu'a l'heure ou je vous parle, il ne dit rien, et comme le
disait si judicieusement le général De Gaulle après avoir assisté a la millième
du chanteur de Mexico au Châtelet : Un chanteur d'opérette qui ferme sa
gueule ne peut pas être tout a fait mauvais. Enfin, la dernière raison, c'est
que Georges Guétary aura été l'un des rares artistes français a exporter le
génie musical de notre pays au delà de nos frontières, jusqu'en Yougoslavie, ou
je le lis dans le Dossier de l'Inspection, Il reçût deux chèvres du directeur
de l'opéra. En fait c'était une chèvre pour lui et un bouc pour Mariano, enfin
c'est pas ... C'était pour sa prestation géniale dans Le Baron Tzigane. Ce
que Georges Guétary n'avoue pas a cause de sa grande modestie, c'est que d'est
le maréchal Tito en personne qui lui a remis ces deux chèvres, pour le
remercier en outre d'avoir composer l'hymne national yougoslave, le célèbre
Tito est parti qui est encore plus beau que le Maréchal Nous Voilà, non c'est
Tito est Partout, pardon excusez moi, Tito est Partout cet hymne vous vous
souvenez : Tito Tito par ci, Tito Tito par là...
Vous aurez remarqué l’absence de l’avocat le plus bas d’inter et du fameux bonjour ma colère, salut ma hargne et mon courroux coucou.
Et bien, pour ceux qui n’auront pas encore abandonner la lecture de cette chronique (malgré mes efforts acharnés, mais vains ?), voici le point sur les tournois Tal et Calabrais, et pour une fois, je vais commencer par ce dernier :
Tournoi Calabrais :
Le 1er tour se termine doucement.
La poule A étant fini depuis longtemps, Menfous et Nicobubul se préparent pour le 2e tour, en espérant que les armures ne seront pas trop rouillées car l’attente est longue, mais le combat en sera d’autant plus acharné.
On attend encore et toujours les résultats du SDT (Super Départage à Trois, et non pas Troie ou Troyes, d’ailleurs ça me fait penser à une devinette, mais elle est trop longue à écrire et je n’ai pas que ça à faire, alors je vous en propose une autre : trois fourmis sont dans le désert à la queue leu leu. La première dit : Il y a deux fourmis derrière moi. La seconde dit : il y a une fourmi devant moi et une derrière moi. Et la troisième : il y a deux fourmis devant moi et une derrière. Pourquoi ?) entre Barberland, Docpicolo et Locabiotal. Que se passe-t’il ?
Dans la poule C, Carokann est toujours aussi régulière dans ses retards. Mais on peut décider que Lukone et Thitrang sont qualifiés au vu des positions restantes. Il leur reste une partie entre eux pour décider de la 1ere place.
Et dans la poule D, il ne reste plus qu’une seule partie entre SHIN et BradPit. Si celui-ci l’emporte, il lui faudra un départage avec Pilon pour la 1ere place.
En résumé, on connaît presque tous les qualifiés. Le 2e tour est proche.
Tournoi Tal :
Le 2e tour continue à bien se dérouler. Quelques retards cependant pour Thitrang (en repos forcé) et Docpicolo (qui doit avoir fait une indigestion de foie gras).
La poule A voit Thitrang et BradPit en tête avec 2/3, suivi de Menfous 1/1 et Opto qui a perdu tout espoir de qualification avec 1/5.
Dans la poule B, 3 résultats pour l’instant. Frafra en est à 1.5/2, Djaybee et Docpicolo à 0.5/1 et Idfx 0.5/2.
Comme quoi je n’avais pas grand-chose à dire sur ces tournois et pour me faire pardonner, une deuxième énigme très connue :
Le dernier jour d'un
mois de la guerre 14-18, à la même minute, un obus enterre sur le front un
jeune capitaine, et, un cultivateur déterre dans un pays voisin un pertuisanier
qui a été tué dans une grande bataille d'autrefois. Le jour du mois multiplié
par la longueur en pieds de la pertuisane multiplié par la moitié de l'age du
capitaine multiplié par le quart du temps passé par le pertuisanier sous terre
est égal à 225533. Quel est l'âge du capitaine ? Et quelle est la grande
bataille d’autrefois ?
Et comme tout doit se terminer par une chanson :
Dans le port de Saïgon
Est une jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont on ne sait pas le nom
Et le soir dans l'entrepont
Quand la nuit se fait complice
Les Européens se glissent
Cherchant des coussins profonds
Opium ! Poison de rêve
Fumée qui monte au ciel
C'est toi qui nous élève
Aux paradis artificiels
Je vois le doux visage
Les yeux de mon aimée
Par toi j'ai son image
Dans ton nuage, fumée
A l'abri du demi-jour
Les lanternes qui se voilent
Sont de petites étoiles
Qui pâlissent tour à tour
Dans le soir au parfum lourd
Au gré de la fumée lente
Le fumeur se représente
Les plus beaux rêves d'amour
Puisqu'on dit que le bonheur
N'existe pas sur la terre
Que l'aile de mes chimères
Puisse nous conduire ailleurs
Au paradis enchanteur
Plein de merveilleux mensonges
Dans l'ivresse de mes songes
J'ai laissé prendre mon cœur
Et une petite dernière pour la route :
Je me souviens encore
de ma première femme
Elle s'appelait Nina,
une vraie putain dans l'âme !
La Reine des morues de
la plaine Saint-Denis,
Elle faisait le tapin
dans la rue d'Rivoli !
Refrain :
Mort aux vaches ! Mort
aux condés !
Viv' les enfants
d'Cayenne ! A bas ceux d'la sur'té !
Ell' aguichait
l'client quand mon destin d'bagnard
Vint frapper à ma
porte sous forme d'un richard...
Il lui cracha dessus,
rempli de son dédain,
Lui mit la main au cul
et la traita d'putain
Refrain
Moi qui était son mec
et pas une peau de vache,
Moi qui dans ma
jeunesse pris des principes d'apache,
'sortis mon 6.35, et
d'une balle en pleins cœur
Je l'étendis raide
mort et fus serré sur l'heure !...
Refrain
Aussitôt arrêté, 'fus
mené à Cayenne.
C'est là que j'ai
purgé le forfait de ma peine...
Jeunesses
d'aujourd'hui, ne faites plus les cons,
Car pour un' simpl'
conn'rie, on vous fout en prison !...
Refrain
Si je viens à mourir,
je veux que l'on m'enterre
Dans un tout p'tit
cim'tière près d'la porte Saint-Martin,
Quatr' cents putains à
poil viendront crier très haut :
"C'est le roi des
julots que l'on coll' au tombeau !"
Et le premier qui trouvera les auteurs et les compositeurs des chansons ainsi que les interprètes principaux (et oui, certaines ont été reprises), mais également la solution des 2 énigmes et des 2 PJs gagnera au choix : toute mon estime OU un bloc de foie gras de Docpicolo (il n’est pas au courant mais bon…) OU la primauté de la prochaine œuvre de Dcax ou Ricou (qui ne sont pas plus au courant que Docpicolo) OU les mémoires du vénéré Ancien Yvap (s’il n’a pas perdu la sienne) OU un séjour de 2 semaines pour 2 personnes chez Toumamuse, le billet d’avion étant gracieusement offert par Air Tahiti (euh, finalement non, je vais garder ce cadeau pour moi) OU la primeur de la solution de la prochaine PJ de Ricou par Lucky Chascal (celui qui détruit les PJs plus vite que son ombre) OU un ziboo de Satanix (si elle n’est pas disponible, Lameuf la remplacera) OU une révision de votre vue par Opto (avec en prime ses conseils pour perdre contre moi) OU une photo de Jjulie33 en petite tenue (spécialement pour Dcax) OU Comment gagner avec la Cochrane par Loup OU Comment perdre contre la Cochrane par Menfous OU comment être plus rapide que le gastéropode par Slow OU un cadeau-surprise.
Voilà, voilà, que rajouter de plus ?
Bonnes fêtes à toutes et tous et bonne année.
Chevaleresquement votre.
« Onques ne vit maschine à ma
dextre »